Ici on cultive hors du sol et on vous ouvre les portes.

Des milliers de plants cultivés hors du sol, dans de la fibre de coco, avec une irrigation maîtrisée et un suivi quotidien. À Bourail, en Nouvelle-Calédonie, on produit, on expérimente et on partage aussi notre savoir-faire avec celles et ceux qui veulent découvrir l’exploitation.
Le savoir-faire- Bourail, côte ouest
- Culture HORS-SOL
- Substrat de fibre de coco
- Irrigation au goutte à goutte
Carte d'identité
Une exploitation, une méthode, une envie de transmettre.
- Le lieu
- BourailCôte ouest de la Grande Terre, Nouvelle-Calédonie.
- La culture
- Hors-solSalades toute l'année.
- Le substrat
- Fibre de cocoUn support pour les racines qui permet de maîtriser précisément l’eau et les apports nutritifs.
- La transmission
- Formatrice agrééeFormatrice agréée par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie.
Agrément n° 2023/1799
Dominique Burguière est agréée comme formatrice par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie. Trois spécialités déclarées, qui disent bien ce que fait cette ferme quand elle ne cultive pas.
- 211Productions végétales
- 312Commerce vente
- 320Communication plurivalente

Dominique Burguière
Maraîchère et formatrice
Je n'avais jamais rêvé de devenir maraîchère.
J’avais déjà passé de nombreuses années dans le monde agricole quand je me suis lancée dans le maraîchage hors-sol. Ce n’était pas une vocation. Au départ, c'était par dépit. La seule chose qui me plaisait, c’était d’entreprendre : prendre des initiatives, essayer, décider, faire évoluer une activité et ne pas passer ma vie à faire toujours la même chose. Et surtout, pouvoir le faire ici, à Bourail, le village où je suis née et où j’ai toujours vécu.
L’exploitation, elle, est loin de tout. En zone rurale, à l’écart des axes de passage, sans une clientèle qui passe devant votre porte. J’avais des légumes à vendre, mais peu de gens savaient que j’étais là. Alors j’ai décidé de sortir des circuits habituels et d’aller chercher mes clients autrement : sur les réseaux sociaux.
À l’époque, mon entreprise s’appelait L’UniVert de Dom. J’y publiais mes produits et mes récoltes, mais pas seulement. Je racontais aussi le travail, les difficultés, les réussites, les essais, les décisions, mon parcours. En réalité, je partageais tout. Les gens ont commencé à suivre l’exploitation, à commander, puis à connaître la femme qui se trouvait derrière.
Et un jour, ils ne m’ont plus vraiment appelée Dominique. C’était : « Alors Madame Salade, ça va ? » Dans les commentaires, chez les clients, dans la rue, quand on me reconnaissait quelque part. Le nom revenait sans cesse. Je ne l’avais ni cherché ni inventé. Les gens ne retenaient pas forcément L’UniVert de Dom ; Madame Salade, en revanche, ils l’avaient inventé et retenu. Alors j’ai fini par adopter le nom qu’ils m’avaient donné.
Aujourd’hui, Madame Salade est une exploitation de maraîchage hors-sol sur fibre de coco, mais mon travail ne s’arrête plus à produire. Je vends directement aux professionnels, restaurateurs, consommateurs, je forme, je transmets et je continue à développer de nouveaux projets. Finalement, c’est probablement ce qui me ressemble le plus : ne jamais considérer que ce qui existe aujourd’hui doit forcément être ce que je ferai demain.
Je n’avais jamais rêvé de devenir maraîchère, ni imaginé devenir Madame Salade. J’avais surtout envie d’entreprendre. Et sans vraiment l’avoir prévu, je suis devenue une marque.
Trois gestes qui font toute la différence.
En hors-sol, la plante ne laisse pas beaucoup de place à l’approximation. Eau, nutrition, pH, conductivité, climat, variété : chaque paramètre compte. Avec les années, j’ai appris à les observer ensemble et surtout à intervenir au bon moment.
- 01
Choisir la variété
Toutes les laitues ne réagissent pas de la même façon aux conditions calédoniennes. Je choisis les variétés en fonction des saisons, de la chaleur et surtout de leur comportement sur l’exploitation.
- 02
Piloter la culture
En culture sur fibre de coco, l’eau et la nutrition sont pilotées ensemble. Je surveille notamment le pH et la conductivité, puis j’ajuste les apports en fonction des besoins de la culture et des conditions du moment.
- 03
Récolter au bon moment
Les semis sont échelonnés pour disposer de salades à différents stades de croissance. Je récolte en fonction de leur maturité et des commandes, au plus près de la livraison, pour proposer un produit le plus frais possible.

La journée commence à cinq heures et demie, avec la récolte
D’une exploitation isolée à une marque qui ne cesse d'évoluer.
Les débuts
L’agriculture comme terrain d’entrepreneuriat
Avant Madame Salade, il y avait déjà l’agriculture. Plus de dix années comme avicultrice et cheffe d’entreprise, avec déjà cette même envie : entreprendre, décider, essayer, s’adapter et construire une activité à ma façon.
2019
Un nouveau chapitre : le maraîchage
Je me lance dans le maraîchage hors-sol à Bourail sous le nom L’UniVert de Dom. Une nouvelle production, de nouvelles techniques à maîtriser et une entreprise à faire connaître depuis une exploitation située loin des lieux de passage.
2020
Les réseaux sociaux, et un nouveau nom
Pour trouver mes clients, je décide d’aller les chercher autrement : sur les réseaux sociaux. J’y montre mes produits, mes récoltes, les difficultés comme les réussites. La vente directe se développe, et les clients ne m’appellent plus Dominique mais « Madame Salade ». Ce nom, ce sont eux qui me l’ont donné : je l’adopte.
2023
Formatrice agréée
Agrément n° 2023/1799 délivré par le Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie : productions végétales, commerce et vente, communication plurivalente. La transmission devient officielle.
2024
Transmettre à mon tour
Je forme d’abord pour un centre de formation agricole. Puis je fais un choix : construire mes propres formations, sur mon exploitation, là où on peut faire les gestes en vrai. L’expérience du terrain devient une matière à partager, aux côtés de la production.
Aujourd'hui
La boutique en ligne et de nouveaux horizons
Le site ouvre une nouvelle étape pour Madame Salade : vente en ligne, produits frais, boutique, plants, formations en présentiel et à distance. Autour de l’exploitation se développent aussi la transformation et l’accueil à la ferme. Produire, vendre, transformer et transmettre : plusieurs activités, réunies autour d’une même marque.

Une noix de coco, une salade, et beaucoup de mesure.
La fibre de coco est issue de l’enveloppe de la noix de coco. Compressée en blocs pour le transport, elle est réhydratée avant utilisation puis installée dans les gouttières de culture. Ici, elle remplace la terre. Elle sert de support aux racines et retient l’eau, tandis que l’irrigation apporte à la plante les éléments dont elle a besoin. C’est tout l’intérêt du hors-sol : observer, mesurer et ajuster la culture avec précision.
Une fois utilisée, la fibre ne s’arrête pas forcément là. Je la propose aussi pour une seconde utilisation, notamment pour être réemployée au jardin ou incorporée à la terre ou encore pour d'autres plantations ( vanille, fleurs, maraîchage,etc..)
- La fibre de coco sert de support aux racines et retient l’eau.
- L’eau et la solution nutritive sont apportées par irrigation au goutte-à-goutte.
- Le pH et la conductivité permettent de suivre et d’ajuster la culture.
- Après utilisation, la fibre peut connaître une seconde vie.
Ce que le hors-sol change vraiment, au quotidien.
- L'eau
Chaque litre sert la plante
L'eau est apportée goutte à goutte, au pied du plant, en petites doses répétées. Ce qui draine est récupéré au lieu de s'infiltrer. Sur une saison, l'économie face à un arrosage en pleine terre est considérable, et c'est décisif ici.
- La qualité
Une salade propre, récoltée au plus près de la vente
Cultivée hors-sol, la salade n’est pas en contact direct avec la terre. Elle pousse dans la fibre de coco, avec une irrigation maîtrisée, puis elle est récoltée au plus près des commandes. Moins de manipulations, plus de fraîcheur : elle arrive chez le client telle qu’elle a poussé sur l’exploitation.
- La régularité
Produire toute l’année, en s’adaptant aux saisons
Le hors-sol permet de mieux maîtriser l’irrigation et la nutrition de la plante, mais le climat reste bien présent. Chaleur, humidité, pluies, vent : j’adapte les variétés, les semis et la conduite de la culture au fil des saisons pour maintenir une production aussi régulière que possible.
- La propreté
La fibre de coco ne s’arrête pas après la récolte
Après avoir servi de substrat sur l’exploitation, la fibre de coco peut encore être utilisée. Je la propose à la vente pour une seconde utilisation, notamment au jardin ou dans les plantations. Un moyen de prolonger l’usage d’un matériau qui a déjà accompagné tout un cycle de culture.
Le trajet d'une salade, de la graine à la cagette.
Six moments, répétés semaine après semaine. Les semis sont échelonnés pour qu'il y ait toujours, quelque part dans la l'exploitation, une série au bon stade.
- 01
Le semis
Une graine, une motte
Chaque graine part dans sa propre motte, jamais en pleine planche. Le semis est daté et noté : c'est ce numéro qui suivra la plante jusqu'à la cagette, et qui permet de savoir, huit semaines plus tard environ, pourquoi telle rangée est plus belle que la voisine.
- 02
La levée
Sous ombrière, à l'abri du plein soleil
Les premiers jours se passent au frais, sous ombrière, avec une humidité régulière. Sous le climat de la côte Ouest, les jeunes pousses sont encore fragiles et doivent être protégées du plein soleil. On attend l’apparition des premières vraies feuilles avant de sortir progressivement les plateaux.
- 03
Le repiquage
Le jour où la motte rejoint le coco
Chaque motte est installée dans la fibre de coco réhydratée, avec un espacement adapté à la variété. Ni trop serrées, pour laisser les salades se développer correctement, ni trop espacées, pour utiliser au mieux la surface de culture. Avec l’expérience, chaque détail compte.
- 04
La conduite
Un suivi régulier, adapté aux conditions
Le pH et la conductivité de la solution nutritive sont contrôlés régulièrement, généralement une fois par mois. Lorsque les températures changent fortement, les contrôles sont rapprochés, parfois jusqu’à une fois par semaine. La culture en fibre de coco offre une certaine stabilité et permet d’adapter le suivi aux conditions réelles de la culture.
- 05
La récolte
Cueillie au plus près de la commande
Les salades sont récoltées en fonction des commandes, au plus près de leur départ de l’exploitation. Elles sont coupées puis préparées directement sur place, afin de conserver un maximum de fraîcheur jusqu’à leur arrivée chez vous.
- 06
Le départ
En cagette, le jour même
Mise en cagette, comptée, et partie. Restaurateurs, familles, revendeurs : le circuit reste court par construction, parce que la fraîcheur d'une salade se perd en heures, pas en jours.
Rien de tout cela ne s'apprend dans un livre. Cela se regarde, puis cela se refait avec ses propres mains.
Entrer dans la serre, sans quitter votre fauteuil.
Une visite guidée en images, tournée entre deux séries de repiquage. Elle sera déposée ici même, sur le site, sans compte extérieur à ouvrir.

Une matinée dans la serre
Tournage en cours
Le rinçage des blocs, le repiquage, les mesures du jour et la coupe. Trente minutes pour comprendre ce qui se joue vraiment sous un tunnel.
Vidéo hébergée sur le siteAu programme
- 01
Le bloc de coco
Réhydratation, rinçage, contrôle du pH avant la mise en bac.
- 02
La gouttière
Repiquage, espacement, réglage des goutteurs, plant par plant.
- 03
Le relevé du matin
Conductivité, pH, température : les gestes qui tiennent la culture.
- 04
La coupe
Récolte à la fraîche et mise en cagette, avec la motte.
L'exploitation, la fibre, les mains.
Quelques images prises au fil des semaines, entre deux récoltes.

Six promesses tenues tous les jours.
Pas de label acheté ni de grande déclaration : des habitudes de travail, vérifiables sur place.
L'eau comptée
Aucun arrosage à l'aveugle. Les apports sont calés sur la chaleur du jour et le drainage est récupéré. Sur la côte ouest, économiser l'eau n'est pas un argument, c'est une condition.
Un carnet de culture tenu
Dates de semis, relevés de pH et de conductivité, interventions : tout est noté. Les clients professionnels qui le demandent peuvent le consulter.
Le substrat rendu à la terre
La fibre de coco sert jusqu'à renouvellement, puis repart dans des plantations du secteur. Elle finit sa vie en étant réutilisée.
Des emballages sobres
Cagettes réutilisées de commande en commande, sachets réduits au strict nécessaire. Une salade propre n'a pas besoin d'être suremballée.
Le circuit le plus court possible
Coupé à Bourail, livré en Nouvelle-Calédonie. Pas d'intermédiaire inutile entre la gouttière et votre cuisine.
La transmission avant tout
Chaque technique éprouvée finit en formation, en visite ou en conseil. Une exploitation qui garde ses secrets ne fait avancer personne.

Cultiver · Transmettre · Accompagner

